Course

Test: Haut manches longues en laine mérinos d’IceBreaker

L’une de nos testeuses s’est penchée sur l’un des produits d’une nouvelle marque récemment apparue chez i-Run ! On vous l’a présenté : la marque ICEBREAKER. C’est le haut manches longues en laine mérinos qui a été testé pour vous et dont nous publions le retour ici aujourd’hui.
test-icebreaker-1 Ce haut manches longues avec laine mérinos de chez Icebreaker est ajustée, de coupe féminine et d’une jolie couleur bleue pour celui que je teste (réf glacier ). L’ouverture du col se fait par demi-zip long et bien protégé n’occasionnant aucune gêne même pour celles qui veulent le fermer complètement. Coutures asymétriques plates sans risque d’irritation, et pan arrière plus long pour une meilleure protection. Les manches sont équipées de passe-pouce, un plus pour celles qui aiment. Présence d’une poche à l’envers dans le bas du dos dont je n’ai pas compris l’utilité.

J’ai testé la taille M (je mesure 1,65 m pour 61 kg), la taille est correcte. D’un poids très léger et d’apparence confortable ce vêtement vous donne envie de l’enfiler. Petit bémol, porté à même la peau, la laine contenue dans le tissu provoque une sensation inhabituelle qui peut gêner au premier abord ; cette sensation s’atténue rapidement sans disparaître complètement malgré tout pour mon cas.

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Pour ma 1ère sortie la température extérieure avoisinait les 10°C mais il soufflait un vent frisquet et j’avoue eu du mal à me réchauffer car avec en seconde couche une simple jaquette sans manche fluo pour être vue, la protection contre le vent s’est avérée insuffisante générant une sensation de froid, et toujours à certains endroits du corps, surtout le dos et les bras, cette surprenante impression de gratouillis (après le 1er lavage la sensation de gratouillis s’est sensiblement atténuée).

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Lors de ma deuxième sortie, pour plus de confort, j’ai enfilé un débardeur en fibres synthétiques en première couche, de manière 1- à ma prémunir des gratouillis, 2- à mieux me protéger du vent. Ce jour là il tombait une petite pluie fine mais drue. Constat : de par la qualité hydrophile de la laine ce vêtement conserve l’humidité ; néanmoins la pluie m’a parue moins gênante que le vent ; il parait que la laine est encore plus isolante quand elle est mouillée ! comme elle sèche très lentement, paradoxalement en vous déshabillant, vous ôtez un vêtement mouillé mais qui vous tient chaud.

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En rajoutant une couche supplémentaire « windstopper » en plus du vêtement 1ère peau en fibres synthétiques, on obtient le bon compromis mais il convient que la température extérieure s’y prête, car lors de mon test à +10° j’ai eu un peu chaud. Le plus : après ces trois sorties sans lavage, malgré une bonne dose de transpiration, contrairement à d’autres vêtements, celui-ci ne dégageait pas de mauvaises odeurs, une fois sec, j’ai pu le reporter sans problème. Après lavage en machine à 30° cycle synthétique, malgré mes craintes liées à la présence de laine, le vêtement s’est bien comporté et a gardé son aspect neuf sans rétrécir. Je n’ai pas testé le sèche linge. »

Pour ma part, je pense que c’est le haut essentiel à tout runner qui se respecte, et c’est pourquoi j’y accorde la note de 8/10.

Clément Darolles.

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Test: la Flyknit Lunar 2 de Nike

Nike avait réuni quelques convives venant des 4 coins de l’Europe à l’occasion de son lancement à Berlin le 6 février 2014. La Flyknit Lunar 2 a fait parler d’elle à ce moment là, mais c’est maintenant que les choses deviennent sérieuses, et intéressantes quelques semaines après avoir testé ce petit bijou … Voici donc nos avis sur cette chaussure du futur pleine de légèreté !
ImagePremier constat : elle se voit !! Des coloris qui en jettent vraiment ! Orange vif pour les femmes, jaune fluo pour les hommes (bon rassurez vous, il existe quand même des modèles plus discrets pour les moins extravagants). On aime, ça met un peu de gaieté dans nos footings et séances d’entraînement. Autre constat à la première prise en main, une impressionnante sensation de souplesse et de légèreté, qui donne envie de les mettre aux pieds certes, mais qui pourrait aussi faire douter de l’efficacité de l’amorti … Essayons pour voir, a priori, la théorie prouve qu’il n’y a pas de craintes à avoir !

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A l’essayage, le confort du chausson est tout simplement bluffant ! Le mesh de la chaussure est très aéré (bon, pour le coup, il ne faut pas s’amuser à sauter dans les flaques pour les faire râler), c’est d’ailleurs l’un des points forts de cette 2ème version de la Flyknit qui avait déjà fait fureur sur la première. L’empeigne est sans couture et apporte maintien, élasticité et aération, là où c’est nécessaire.  La chaussure ne pèse vraiment pas aux pieds et se fait complètement oublier. Je dirais même que la sensation est telle qu’on pourrait croire que c’est la chaussure qui s’adapte au pied et non l’inverse. Bref, à l’essayage, elle est juste faite pour nous et on la garderait même bien pour dormir ! Des câbles Flywire ont été intégrés à l’empeigne pour un maintien optimal et ça se sent, le pied est parfaitement moulé dans le chausson. Autre particularité, la languette est attachée, et donne ainsi plus d’élasticité à l’empeigne.

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Bon, allons courir avec pour voir. Les premières foulées sont du pur bonheur, on a l’impression de courir sur de la mousse ! La douceur du chausson rend la foulée très agréable et mais sans la rendre molle et donner l’impression de s’enfoncer dans une chaussure trop moelleuse. Au contraire, le pied est dynamique et bien flexible ! L’amorti est bien présent et on se sent protégé malgré l’incroyable légèreté. C’est là tout l’avantage de l’amorti en mousse Lunarlon, qui procure un excellent dynamisme tout en conservant une foulée naturelle et fluide. Effet naturel renforcé par la particularité révolutionnaire de la semelle extérieure (Data Informed) spécialement conçue pour mieux absorber les ondes de chocs : les données fournies par la carte des zones de pression du pied ont aidé à designer une nouvelle semelle qui colle encore mieux aux mouvements naturels du pied pendant la foulée !

Finalement la Flyknit Lunar 2 remplit bien tous ses objectifs et restent fidèle à ce qu’elle promet en combinant deux des meilleures innovations NIKE. La magie de la Flyknit Lunar 2 se traduit à travers l’alliance entre résistance et légèreté de l’empeigne, et l’amorti Nike Lunarnon, doux et dynamique ! On adore, on adopte, on conseille fortement ! Je lui décerne la note de 10/10, et comme dirait Jean-Marc Généreux …

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Clément Darolles.

Test: la Saucony Guide 7

Saucony Guide 7

 

Laisse-toi guider …

Il y a des marques dont tu entends toujours beaucoup de bien mais que tu n’as encore eu l’occasion d’essayer. Saucony en faisait partie jusqu’à cette paire de Guide 7.

Depuis un moment, je suis à la recherche d’une paire idéale pour la préparation d’un marathon. Mais quelles qualités définissent la paire de chaussures de running idéale d’ailleurs ? Cela peut sembler tellement subjectif…

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Les 4 qualités que je recherche

Dans un soulier, on peut quand même trouver des dénominateurs communs aux sensations recherchées pour préparer 42 km 195 dans de bonnes conditions.

1/ Préparer un marathon signifie obligatoirement accumuler beaucoup de kilomètres, donc porter souvent ses chaussures. Importance du confort => Saucony Guide 7 ? Validé

2/ Préparer un marathon forcément, c’est avoir mal aux jambes et donc adopter une foulée en fin de sortie qui s’affaisse. Petit renfort pronation => Saucony Guide 7 ? Validé

3/ Préparer un marathon inévitablement demande de progresser sur ses allures. Donc courir vite parfois.Importance du dynamisme => Saucony Guide 7 ? Validé

4/ Préparer un marathon nécessite de peaufiner les détails. Donc courir avec des chaussures ni trop lourdes, ni trop légères. Des chaussures qui doivent peser le juste poids (pour moi, ce poids se situe entre 275 et 300 g en taille 43) => Saucony Guide 7 ? Validé

 

L’évidence est là, je veux tester les Saucony Guide 7 !

 

Saucony Guide 7 dans l’action

Quelle bonne surprise en sortant les Guide7 de leur boîte ! Comparativement à d’autres modèles de marques plus dépouillés, on a l’impression que ces Saucony sont lourdes. En effet, à première vue : pas mal de structure, de coutures et de matière sous la semelle. Et bien détrompez-vous ! Elles sont surprenantes de légèreté pour une chaussure de cette catégorie. Une fois au pied, c’est le « confort américain » qui domine. Vous savez comme la bonne moquette bien épaisse qui va avec le kingsize bed dessus ! J’ai très envie d’en découdre pour savoir comment elles vont se comporter dans le feu de l’action.

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Je commence par le classique footing sur mes lieux habituels, la route et les chemins durs du bois de Vincennes. Immédiatement, je sens que l’amorti sur l’avant du pied est très agréable, soutenant et en même temps permettant un excellent déroulé de pied grâce à ses 5 encoches. Je ressens à peine que le drop est ici tombé à 8 mm par rapport aux 12-14 que j’utilise habituellement. C’est peut-être le drop idéal. Ni trop faible, ni trop élevé. Le son au sol est tout de même assez sec, procuré par la bi-densité du renfort à l’intérieur du pied. Cela présage en outre d’une bonne évolution à une vitesse supérieure, car la semelle « travaille » et donne envie au pied de s’exprimer. Autrement dit, ce n’est pas la chaussure qui va étouffer l’énergie que vous lui soumettez.

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On varie la vitesse

Autre entraînement, donc autre mode de course pour évoluer vers des allures seuil et / ou marathon, soit 16-17 km/h. Les Saucony Guide7 ne bronchent pas. Super sécurisantes. Restent dans l’axe vers lequel tu les envoies. Ce ne sont pas les chaussures idéales pour une séance VMA à plus de 20 km/h, mais en dessous elles réagissent vraiment bien.

Il me reste à les éprouver sur la sortie longue de plus de 2 heures, et la récup qui s’en suit… Aucune déformation à la longue. La bi-densité et l’arche jouent pleinement leurs rôles. Rappelez-moi le nom de ce modèle ?! D’ailleurs, mes douleurs musculaires se font bien plus oublier qu’avec des chaussures plus profilées pour la compète. Les Guide7 se révèlent excellentes pour aligner des bornes et des bornes durant les 10 semaines du plan.

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L’unique bémol des Saucony Guide 7

Le seul petit reproche que j’arriverais à faire à ces Saucony réside dans leur esthétisme. Ce n’est pas le modèle le plus glamour que j’ai porté, je les trouve assez chargées en empiècements, coutures, détails flashy…, des détails qui ne figurent pas parmi les tendances plus épurées avec des empiècements plutôt thermocollés que j’aime actuellement. En revanche, je ne saurais parler d’usure n’ayant pas accumulé assez de kilomètres. La centaine alignée, je ne vois pas de trace d’usure prématurée.

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A qui les destiner ?

Ces chaussures sont parfaites pour un homme oscillant entre 60 et 85 kg, avec une largeur du pied dans la moyenne, éventuellement une petite tendance pronatrice sans excès ; elles conviendront également à quelqu’un voulant une chaussure évitant les affaissements de fatigue du pied. C’est une paire sécurisante mais dynamique, pour un coureur qui se préoccupe davantage de la qualité de ce qu’il a au pied que de son apparence. Après avoir été « guidé », j’ai pour ma part très envie de poursuivre mes cours d’initiation Saucony afin de transformer tout ça en compétition, chaussé des Mirage 4 dont j’entends le plus grand bien.

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Caractéristiques :

Type de pied : Universel / Pronateur
Pratique : Entraînement / Compétition
Sol : Route / Chemin
Poids de la chaussure : 285 g
Poids du coureur : 60-85 kg.

 

Pour ma part, je mets la note de 8,5/10, ce sont des chaussures vraiment faites pour le runner, mais le seul bémol étant l’esthétisme des chaussures, dont les couleurs laissent à désirer.

 

Clément Darolles.

Test: la RAVENNA 5 de BROOKS

Les chaussures de la marque Brooks sont de plus en plus nombreuses à se retrouver sur les pieds des coureurs.

Parmi leur modèle existe la Ravenna. J’ai pu tester la dernière édition : la Ravenna 5. Pour apprécier de ses qualités, je l’ai soumise à deux épreuves : le footing en endurance et la séance de VMA.

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La stabilité en toute légèreté

A peine enfilées sur mes pieds, ces chaussures m’ont impressionnée par leur légèreté : à peine 241g ! Un atout considérable au premier abord mais qui ne doit pas compromettre les autres avantages exigés pour des chaussures de running. Sitôt mes jambes mises en action, je ressens cette sensation de légèreté et de souplesse. A mon agréable surprise, leur légèreté ne compromet en rien leur stabilité. Ces deux qualités sont très appréciables lors des séances de VMA. Elles favorisent une bonne réactivité au sol et ainsi un bon dynamisme lors des accélérations et relances.

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Un amorti ni trop ni trop peu

On pourrait croire qu’avec un poids si faible, l’amorti soit insuffisant. Avec une semelle en BioMog-DNA mélangé, ces chaussures vous assurent un amorti homogène du talon aux orteils. Aucune douleur ressentie lors de la séance de VMA. Par contre lors du footing en endurance, au-delà des 1h15, quelques petites douleurs à l’avant du pied apparaissent. Je garderai donc ces chaussures plutôt pour les séances et les footings de récupération.

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Des caractéristiques particulières et avantageuses

Ces chaussures sont particulièrement souples et s’adaptent parfaitement à la morphologie du pied, évitant les frottements. De plus, elles possèdent des doublures en maillage favorisant l’aération du pied pour maintenir le pied frais et sec. Tout est réuni pour éviter l’apparition des ampoules !

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En résumé :

La Ravenna 5 de Brooks est une chaussure qui se distingue par sa légèreté et sa stabilité assurant dynamisme et réactivité au sol. Sa composition la rend particulièrement confortable à porter lors des séances de fractionnée ou lors de footings courts. Pour ma part, je lui décerne la note de 9/10.

Clément Darolles.